• 1938
 
 
 
 
 
 
Visite chez les Schneider
Depuis que les Anciens ont pris la (bonne) habitude d’organiser, dans plusieurs régions, des réunions permettant de découvrir des biens culturels, au sens large du terme, je crois que jamais les Autunois n’étaient allés jusqu’au Creusot ! C’est fait depuis le 18 octobre 2019 où une trentaine d’anciennes et anciens ont « débarqué » dans la cité des Schneider, pour une visite très intéressante du château-musée de La Verrerie.
La plupart d’entre nous étions passés devant cet impressionnant édifice situé en plein cœur du Creusot, qui se particularise par ses deux espèces de sapins plantés devant une belle façade classique. Il s’agit, en réalité, de ce qui était des halles coniques abritant les fours de la Cristallerie de la Reine, installée là par un décret royal de 1786. Il s’agissait alors de profiter de ce que l’on appelait du « charbon de terre ». L’activité commença en 1787 avant d’être terminée avec la Révolution, en 1792. Et c’est avec l’acquisition par la famille Schneider, en 1837, que le « Château » va reprendre vie, avant de venir, plus d’un siècle plus tard, le musée qu’il est désormais.
C’est ce que nos guides vont nous faire découvrir au cours d’une visite passionnante. On y découvre combien la dynastie Schneider a su façonner un petit empire dans ce qui n’était jusque-là que l’ébauche d’une industrie. Le parcours que l’on suit dans le Musée de l’homme et de l’industrie est remarquablement bien agencé, et permet de réaliser comment, en quelques décennies, Le Creusot s’est forgé – sans jeu de mots… -  une réputation mondiale, devenant une véritable ville alors qu’elle n’était jusque-là qu’un hameau du baillage de Montcenis.
Hymne à la vapeur
 
Le Musée est un peu un hymne à la vapeur, celle qui animait les premières locomotives et bateaux sortis des ateliers du Creusot ès le milieu du XIXe siècle. Et c’est toute la saga de la dynastie Schneider qui revit là. Pour bien se rendre compte de l’activité régnant à la « belle époque », au tournant des deux siècles, il faut absolument voir l’usine miniature, un chef d’œuvre de plus de cinq mètres de long, où l’on voit en action une forge, avec marteau-pilon et laminoirs et toutes les activités annexes. Une bonne trentaine d’ouvriers réalisent toutes les activités qui étaient celles des forges et ateliers du Creusot. Tout ceci fonctionne avec un réalisme que l’on ne lasserait pas d’admirer s’il n’y avait encore beaucoup de choses à voir.
 
Entre les salles consacrées à la famille Schneider, au développement de la ville du Creusot, à son organisation tournée à la fois vers l’efficacité mais aussi un certain désir d’offrir aux ouvriers et à leur famille des conditions de vie que l’on ne connaissait pas ailleurs, il y a beaucoup à découvrir.
 
Il ne faut pas manquer non plus le petit théâtre à l’italienne installé dans une des anciennes halles coniques. Il s’agissait, pour la famille Schneider, de pouvoir recevoir et honorer les nombreuses personnalités reçues dans le but bien évident de leur vendre des productions des usines creusotines. On aurait aimé y avoir la prestation d’un orchestre de chambre – mais celui dont on préparait l’installation pendant que nous visitions n’était pas pour nous…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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